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› Mercredi : 10h30 - 12h00
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Les nouveaux habitants de Guernes peuvent se présenter à la mairie, aux heures d’ouverture au public, afin de faire connaissance

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La crue de 1910

 

crue1910_plaqueIl y a cent ans, la Seine a connu « la crue » mémorable, la crue centennale du XXème siècle, celle de la plus considérable montée des eaux. Or, formels, les spécialistes affirment qu’une telle catastrophe pourrait se reproduire, avec des dommages plus considérables encore. En effet, espace surtout rural en 1910, la zone inondable accueille aujourd’hui l’expansion et de l’urbanisation et de l’industrialisation.

 

crue1910_conseil-municipal_300De cette crue de 1910, Guernes conserve au moins deux témoignages, une plaque apposée sur une maison privée, proche de l’ancienne auberge du bac, et le compte-rendu de la réunion du conseil municipal du 13 février 1910.

 

Dans cette réunion du 13 février 1910, le Conseil municipal de Guernes refuse l’aide de 200 francs destinée « aux victimes de chômage résultant de l’inondation », en indiquant qu’il n’y a personne dans ce cas sur la commune. D’abord commune rurale, Guernes n’a connu, à cause de l’inondation, l’arrêt d’aucune activité industrielle ou artisanale.

 

D’autre part, en refusant cette aide, solidaire, la commune permet ainsi de soulager ailleurs des « misères ».

 

Cependant, le Conseil municipal de Guernes ne participa pas à la souscription départementale en faveur des sinistrés, prévoyant que la commune subirait des dégâts considérables qui ne pourraient être évaluées qu’après le retrait des eaux. A cette date, elles submergeaient donc encore les terres guernoises. Elle espère d’ailleurs, qu’après le retrait des eaux, les pouvoirs publics lui viendraient en aide. Dans cette commune rurale, on ne déplore pas de noyades apparemment, ni de maisons écroulées, car les maisons du village se trouvent essentiellement groupées au rebord de la côte qui marque la limite de la vallée de la Seine. Les « dégâts considérables » concernent donc les voies de communication et l’agriculture, puisqu’il est question de « chemins coupés, récoltes perdues » et des « meilleures terres de la commune ravinées, abîmées ». Par définition inondables, les terres alluviales constituent effectivement les sols les plus fertiles du terroir communal.

Il ne s’agit donc que de dommages matériels, affectant avant tout l’activité agricole, mais pourtant amèrement ressentis par cette population rurale.