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› Mercredi : 10h30 - 12h00
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Les nouveaux habitants de Guernes peuvent se présenter à la mairie, aux heures d’ouverture au public, afin de faire connaissance

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Accueil Découvrir Histoire Faits divers anciens F. Potez 36
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F. Potez 36

 

Dans l’après-midi, bien ensoleillée, du dimanche 29 juin 1930, un avion de tourisme s’abîma dans la Seine, à la hauteur de Guernes, après avoir heurté le câble fatal du bac.

 

oiseau-canariCe « F. Potez 36 » n°1572 revenait d’un meeting dans le Calvados. Le célèbre aviateur René  Lefèvre se trouvait à ses commandes. Un an auparavant, le 13 juin 1929, en compagnie d’Assolant et Lotti, il avait réalisé la première traversée d’Ouest en Est de l’Atlantique avec du matériel français. Il s’agissait alors d’un avion Bernard-191Armand Lotti (portant lunettes), Jean Assolant et René Lefèvre (de gauche à droite) avec l'oiseau canari baptisé, sans doute à cause de sa couleur jaune, « l’OISEAU-CANARI ».

 

Coincés dans la carlingue, ce pilote émérite et sa compagne se retrouvèrent jusqu’au cou dans l’eau du fleuve. D’ailleurs, avec un courage admirable, René Lefèvre maintenait hors de l’eau la tête de son infortunée passagère qui avait perdu connaissance…

 

Sautant dans une barque, le passeur du moment, Raymond Granpierron, put, non sans peine, les tirer de leur périlleuse situation et les ramener heureusement sur la berge. Blessés tous deux à la tête, ils furent transportés à l’hôpital de Mantes ; qu’ils quittèrent quelques heures plus tard, après avoir reçu des soins, pour regagner par voie de terre la capitale. Prévenu de l’accident survenu à Guernes, le ministre de l’Air lui-même s’inquiéta du sort et du pilote et de son appareil. Au prix de mille difficultés et grâce à l’aide de nombreux pêcheurs, les gendarmes remorquèrent l’avion de René Lefèvre qui s’était maintenu à la surface. Par la suite, deux gendarmes veillèrent sur l’épave, solidement amarrée près de la maison du passeur. Le lundi 30 juin 1930, l’aéroplane fut complètement sorti de l’eau et le lendemain, 1er  juillet, l’aviateur René Lefèvre se transporta à Guernes, afin de prendre les dispositions nécessaires à l’enlèvement de son appareil, pourtant fortement endommagé.